La presqu'île de Simal, son histoire...

La presqu' île de Simal fut habitée pour la première fois vers le 11e siècle par des gens de lignée maternelle «Diofâne» venant du Mbèye (zone de Foundiougne). C'était lors de la disette appelée en sérère: ''Diakhatoungar'' qui signifie littéralement «manger son carquois de flèches».

En effet, durant cette disette, ces populations vivant de chasse et de cueillette revenaient bredouille de la chasse, n'ayant plus rien à se mettre sous la dent, étaient obligées de délasser les fils de cuir qu'elles avaient enlacés autour des manches de leurs flèches pour les manger, d'où le mot ''diakhantoungar : "manger ses flèches'' .

Durant cette famine, on observe un mouvement de population vers les côtes où l'on pouvait trouver des huîtres et autres fruits de mer (pâgnes). Les populations ne se nourrissant que de fruits de mer, cela explique les amas de coquillages que l'on trouve partout dans la petite côte et les îles du saloum.

C'est durant cette période que la presqu'île fut habitée pour la première fois.

Les débris de poterie et les amas de coquilles d'huîtres sont encore visibles à l'est de l'actuel village, (au Sarahma notamment). Mais ces populations de lignées maternelles ''Diofânes '' durent retourner d'où elles étaient venues suite au ravage d'une épidémie.

C'est pourquoi, on dit que les Diofânes n'habitent jamais à Simal jusqu'à nos jours. C'est tabou!

Ces populations étant reparties, la presqu'île fut restée inhabitée jusqu'au 15e siècle, lors de l'émigration de Manso Waly du Gabou (guinée bissau) vers le pays sérère. Manso Waly s'étant fixé à Mbissel, les dignitaires qui étaient avec lui allèrent à la recherche de terre pour leurs descendants. C'est ainsi que Soukarou Khaliss, de lignée maternelle Simala, Sagnane de lignée maternelle Fédior (ou Signanème) et Silmang Sâssay (Silmang le paresseux) de lignée maternelle Wagadou vinrent dans la zone.

Sagnane mis le feu dans la zone, qui part de derrière Fimela jusqu'à une ligne qui passe à l'intérieur de Diofor (Mbine Baak) et installa sa famille au lieu dit ''Sagnanème'' (à l'ouest du croissant de Simal, sur la route 612 (Diosmone-Fimela).

Sounkarou Khalis mis le feu dans l'emplacement de la presqu'île jusque derrière le village de Rhô et installa sa famille (Simal, vient du nom de la lignée maternelle de Sounkarou qui était ''Simala'').

Pour Silmang sâssay au moment où ses compagnons mettaient le feu dans la zone, il dormait! Il n'en brûla qu'une petite partie à l'est entre Rhô et Simal (lieu appelé Nguenguè) et l'île de Souwayé située au delà du bras de mer vers l'est de Nguenguè.

C'est pourquoi on l'appelle Silmang Sâssaye, le paresseux.

Il installa donc sa famille sur les terres de Sounkarou à Simal.

A la mort de Sagname et de son neveu héritier Kougnaba Diop, sa famille dut rejoindre Simal.

C'est de ces trois cofondateurs qu'émane l'actuel village de Simal.

Il est important de noter qu'à cette époque, les terres s'acquéraient par le droit du feu. A Simal comme partout en pays sérrère, le village s'administrait autour des lignées maternelles à la tête desquelles se trouvait un patriarche pour chaque lignée (souvent le plus âgé), un conseil des sages issu de ces lignées maternelles officie autour du chef du village.

Ainsi naquit le village de Simal, com

munauté de Fimela, arrondissement de Fatick, Sénégal.

Depuis sa création, Simal  était de religion traditionnelle (animiste). Mais l'islam fit son apparition au début du 20e s

 

 

iècle. Les populations se sont converties à l'islam, à l'heure actuelle la population est musulmane à cent pour cent. Quelque du village.s pratiques traditionnelles y sont toujours vivantes, les pangols dont on peut citer les courants, Sagnanème, yamballa, ganna mboullâne, khathiouten mbiné kouss.

 

Économie du village de Simal

–        agriculture

–        pêche

–        élevage

–        maraîchage

–        petits commerces

–        paille pour les toitures en chaume

–        tourisme, deux campements en activité

–        transports (charettes, djakarta)

        métiers courants (maçons, menuisiers, métalliers...)

 

Formules d'organisations actuelles

- Associations

- GIE (groupement d'intérêt économique)

- activités individuelles

 

C'est autour de ces formules que s'organise actuellement l'économie du village de Simal.